LES COSAQUES. INVASION AU SALON DE 1854. LES COSAQUES. INVASION AU SALON DE 185 4. /( faut tout voir. ( Feu Mculcnberg. ) llicn faire n'est qu'une question de talent. X. BRUXELLES. CHEZ LES PRINCIPAUX LIBRAIRES. PROLÉGOMÈNES. Ceci est un livre que nous vous déconseillons fortement d'acheter, amis lecteurs, bien certains qu'au moment où vous lisez ces lignes, le sacrilîcc est déjà consommé ! Comme d'habitude vous vous êtes laissés prendre à un titre prétentieux. — C'est donc une attrape badauds, direz vous! Lecteurs, vous avez l'esprit perspicace. Avons-nous eu tort? Non; combien d'ouvrages ne se vendent que sur le titre seulement! Nous n'avons donc fait que suivre des errements depuis longtemps établis. Cependant n'allez pas croire que nous ayons choisi notre enseigne sans autre intention. Le blason des Cosaques est orné d'un knout en sautoir : c'est ce knout qui nous a sédnils; Seulement nous en avons quelque peu altéré la forme; dans nos mains il s'est transformé en marotte. Nous agiterons ses grelots dans tous les coins du salon. Tant mieux si vous riez, tant pis (pour vous) si le contraire arrive. L'art est une chose sainte pour nous, nous vénérons le Dieu mais nous nous délions de ses apôtres. L'art est devenu une abstraction, un mythe; pleurons, Cosaques, car l'art sans les œuvres est un art mort. ( * ) Nous n"api>artcnons à aucune coterie et nous n'avons pas de principes. Nous nous posons en adversaires de toutes les écoles; aucun maître ne trouvera grâce devant nous. Chacune de nos observations renfermera un sens mystique et caché, nous conformant en cela à la méthode que Saint-Jean a suivie pour l'Apocalypse. Nous avons le plus profond mépris pour la couleur et pour la ligne ; le jet, l'idée, voilà notre idole; non pas l'idée qui jaillit brutalement à tous les yeux, mais l'idée (ille de l'énigme et du logogriphc. Mystère et incompréhensibilité, voilà noire devise. Ce que vous tenez en main, haut et puissant seigneur qui lisez ceslignes: n'est pas une critique du salon, ne vous y trompez pas; c'est une invasion, une congestion de mauvaises paroles, une tripotée d'épitliètes et de termes incongrus, un chapelet d'erreurs, une avalanche de coq à l'âne, une saturnalc d'idées impossibles, mais ce n'est pas une critique du salon de 18;i4. Cependant si vous voulez à toute force que ce soit une critique, ne serait-ce pas plutôt une critique des critiques en général? Lisez et réfléchissez. PLUSIEURS COSAQUES DU DON. ( 3 ) ENTRÉE; Après avoir dépose nos Innées et nos chevaux à la porte, nous fûmes payer nn franc à un bureau fort incommode, puis un homme à chaîne d'élain nous fit tourner comme des tontons pour nous lancer dans un couloir de pots à Heurs. Nous ne saurions trop louer la commission directrice d'avoir fait commencer le commencement par la lin ; il ne faut pas impressionner le public troc vivement, c'est malsain. Gradation en toutes choses; il faut que le spectateur se croie d'abord dans une cave, puis dans un médaillée et que peu à peu , sans secousse, il s'aperçoive qu'il est dans une exposition. L'impression générale est une grande lassitude dans les jambes, une grande lourdeur dans la tète. Mais notre mission nous réclame, nous nous lançons au galop et commençons notre abattage général. Gare là-dessous !..... 160. ». Enfanl à cheval sur une limace enceinte. — Ce jeune acrobate donne les plus belles espérances. Tout fait croire qu'il obtiendra le prix de saule celle année. 514. *. Sculpture romantique. — L'amour a jeté son arc par-dessus les moulins. Il ne lance pas de flèches, il s'en sert en guise de poignards. On voit que la lutle a été chaude ; le satyre vaincu a deux grosses gouttes de sueur sur le cou. l'aire vaincre un satyre par l'amour n'est-ce pas enfoncer une porte ouverte? ( « ) 597. ». Statue en marbre par M. Gcefs.— Récompense honnête à qui pourra nous dire de quelle étoffe les bottes sont faites. 398. A. M. Gcefs a oublié un appendice au buste de l'éminent directeur de notre conservatoire. 399. a. Omne tulit punctum qui miscuit utile dnlci. M. Gccrts applique avec grand succès la statuaire a l'utilité publique et a l'instruction des masses. Le bon peuple apprendra, en puisant de l'eau claire, que la Belgique a un génie beau garçon , et qu'une queue proprement adaptée à un lion, l'orme un délicieux bras de pompe. Ce groupe est destiné à la nouvelle distribution d'eau qui doit alimenter (style communal) la ville de Bruxelles. Quelle découverte ! 1000. a. L'oncle Tom après une dégelée. — Ce morceau est destiné à la cheminée de Mistress Harrictt Beccber Stowe. 401. a. Musiciens ambulants de l'antiquité. Plâtre. — La scène se passe dans un cabaret; chant avec accompagnement de bassinoire : Si vous m'avez aimé Tu prieras Dieu pour moi (bis). 115. a. Mystère! Objet fantastique! On dit que c'est une pierre lunaire trouvée dans les ruines de Pompeïa. ( 7 ) 1017. a. — Calypso ne pouvait se consoler du départ d'Ulysse ; dans sa douleur ejle fait le buste de son mari en jaune. Mais désolée d'avoir produit un aussi affreux magot elle se prend à pleurer, et l'Amour vient malicieusement sourire au malheur de sa victime. 38!). a. Buste en plâtre. — Nous aimons beaucoup les deux tire-bouchons servant de barbe à l'auteur. Les pointes des moustaches entrent dans les joues ; c'est gênant. 237. a. Un Monsieur qui se fait les ongles du pied avec un fossile d'écrevisse. 1018. a. L'Enfant à la Girandole. — Pièce anatomique à l'esprit de vin, préparée par M. Vanoembcrgcn. 814. c. Un coq maigre et rageur, armé d'un pistolet, menace un chien de carton qui avait tenu des propos insolites sur son Compte, pendant la dernière session (rue Itogicr, n° 157.) 3i)0. c. Cerf mort; des aigles l'entourent et disent les prières des agonisants. —La scène se passe après le second déjeuner; sans cela, sans doute, leur occupation serait moins pieuse. Le ciel ventre de biche, et l'eau vert de bouteille, sont des effets qu'on n'avait pas encore reproduits. 32C>. e. Ayant, à l'aidé d'une perruque de filasse, réparé des bamboches l'irréparable outrage, Madeleine fait les yeux blancs par une vieille habitude. t 8 ) 212. c. La fin d'un beau jour, par M. A. De Keyser, de Bruxelles. Le théâtre représente l'escalier des Lions, Grand'Plaee, à Bruxelles : un génie, extrait des carrières de Quenast, se tient en arrêt devant cette scène qui va devenir nocturne. Choeur des sergents de ville et des pompiers en bourgeois, cachés dans le coin à gauche. Ils vont se quitter tout à l'heure, Amis, prenons bien garde a nous : Nous pourrions faire noire beurre, S'il tombait enfin sous nos coups. Olivier (c'est le nom de l'amoureux.) Allons, ma tendre et douce amie, Jusqu'au plaisir de le revoir; J'aimerais mieux quitter la vie, Que renoncer à cet espoir. Isarelle, (c'est le nom de l'ingénue.) Olivier chéri de mon aine. Encore un baiser plein d'amour; Itéponds a l'ardeur qui m'entlamntr Pour terminer un si beau jour. Reprise du chœur des sergents de ville et des pompiers.. Ils vont se quitter tout à l'heure, Amis, prenons bien garde a nous ; ( 8 ) Nous pourrions fairi: notre beurre S'il toinbiiil enfin sous nos coups. Cette scène est tirée d'un opéra inédit de M. ***, paroles de M. *♦**. Nom pouvons dire hautement que M. De Keyser s'est tenu au niveau du sujet qui l'inspirait, et qu'il a étr aussi parfait dans sou art, que M. *** dans ses mélodies charmantes, et M. **** dans ses vers si pleins de poésie. 10G. c. Episode de la maladie des pommes de terre en —Un mauvais air, soufflé par M. Courbet, est cause de tout le mal. 0. v. Portrait du comte Astro par M. AUcrakx.- Ce Huguenot donne des idées noires ; cependant air, mine, tout plait dans ce tableau bicolore; en le couchant sur lé côlé on obtient un magnifique sarcophage. On le voit M. Alferakv est avant tout un peintre ingénieux. 8'i8. n. Étalage d'un coiffeur Suisse.—Perruque rousse de premier comique, perruque noire de père noble, quatre briques de Savon, eau Mélainocome, teinture à la minute. Ce tableau est d'une vérité frappante. 146. n. Geneviève de Brabant et son enfant, au sortir d'une jaunisse. — Geneviève a l'air d'une reine (de Manille) déchue, ou d'une Madeleine qui ne se serait jamais repentie. Elle a conservé quelques débris de son ancienne splendeur : Un manteau de ( io ) velours et un coupon de satin; mais dégoûtée des vanités de ce monde, elle préfère rester toute nue, cl s'assied sur son manteau d'un air de mauvaise humeur très-prononcée. L'enfant fait la planche sur le gazon. Charmant! 736. ». Les feux-follets. — Mais tellement follets qu'on ne les voit pas. Ce (pi on voit clairement, c'est un fouillis de cuisses prenant un bain d'encre de Chine. 285. ». Hiver de liilO. — Un Monsieur, bète comme un pot, fourrant dans son four sa maison et ses meubles et prêt à s'y jeter lui-même.—Le particulier esi mont)' sur deux allumettes qui ne demandent qu'à prendre feu. On souffre en voyant cela. Cependant ce tableau est émaillé de jolies choses et il ne manque [tas de touche. 41C. ». Vue de Montjoie.... et Saint-Denis, qu'en faites-vous?... Un mur blanc troué. Voilà Montjoie; c'est triste! 770. a. Cave à liqueurs, style gothique. — Sortant des magasins de M. Dero-Becker ; Rhum, Marasquin, Parfait Amour, Crème de Menthe, (complet.) i!>3. ». Ce tableau représente un quidam dérangé pendant son sommeil par des arcs- en-ciel faits femmes.—Cette œuvre a vu le jour, sans doute, à l'époque où les hommes ax aient généralement plus de cinq pieds, six pouces. 44. H. Ce tableau a été longtemps déposé sur le bureau de la Commission de placement; il es) couvert de lâches d'encre. Nous regrettons beaucoup ce malheur, car ce qu'on peut distinguer de l'œuvre est très-remarquable. ( il ) 840. ». Nous avons regardé dans Ions les sens, la chose indiquée sons ce numéro sans pouvoir deviner ce que c'était, même à l'aide dn catalogue,, qui affirme avec son aplomb habituel, que c'est un paysage. Une ligne bleue, nue ligne blanche el nue ligne brune ont-elles jamais, de quelque façon qu'on les mêlât, composé un paysage? Une personne en relations avec M. Capefigue, et qui comme lui est an l'ait des secrets des cabinets, nous a insinué, que ce pourrait bien-être un spécimen d'un nouveau ruban, desliné à orner la boutonnière de M. Charles Morren de Liège, le pins l'orl hortographe de noire pays, imenlenr de la vanille nalionale, décore de..., chevalier de..., elr.,e(r. — C'est encore bien invraisemblable. Y aurait-il encore quelque part un prince, voir même le pins mince des prineipicules allemands qui n'eût pas décoré l'illustjrç professeur? 901. ». Louis XIV cagneux visitant la dépouille mortelle de Malamlrv. Je Voudrais racheter sa par la mort de deux mille île mes soldais. Nobles paroles et fameux taMeau. M. Starek trouve que quand on l'ail h- Mane tirs \ eux on n'en saurait trop faire. Tous les personnages lancent des regards furieux, outrés, sans doute, des paroles de leur auguste inaitre. ». 11 est avéré que tons les bouchers sonl chauves, qu'ils se ressemblent et qu'ils oui la même tournure, demandez plutôt à M. Col (le nom ne doit pas vous faire peur). Nous ne douions pas que les bœtil's ne fussent magnifiques, mais à coup sûr les ( « ) bouchers méritent des médailles pour eux-mêmes. Il y n dans ce tableau des effets de bedaines des plus heureux. Nous accordons un accessit aii distributeur, celui qui porte le costume de bailli du nouveau seigneur de village. 4!)9. d. La dernière heure de l'avare. - Celle composition est du plus haut mérite, elle décèle un artiste consommé et ingénieux. L'avare esl revêtu d'une redingote à la propriétaire; cela touche à l'allégorie. Voyez-vous cet homme plein de Banté el de vie. qui fait des piles, et (pie la seule avariée retient de faire plus; eh bien .' dans une heure il sera mort. Le livret est catégorique; ce que c'est que de nous cependant ! M. Hustrel s'esl inspiré, sans doute, de celle parole de la lîihlc : La mort viendra vous surprendre comme un voleur a travers la nuit. — On le voit, c'est, un tableau tout à la fois philosophique et allégorique. 8. ». M. Alferaky a le faite atqùk : nul ne saurait le nier en voyant le poi trail du général dur à cuire, en cuir de Hussie. 810. ». Vue d'un poteau au milieu d'une bruj ère de la Campine. Quelques rares arbrisseaux jouent çà et là auxipialre coin*. (Apparent rai i liantes in gUrgite vasto.) 836. ». Le soleil se transforme en l'eu de Bengale pour éclairer les hautes montagnes de la Laponieà l'oeeasion de l'anniversaire de M.Saal. Peinture propre el effet de jus de groseille transparent. 170. D. S'-Biivon implorant des moines d'un cornent son admission dans leur ordre , par M. De Backér. Ce tableau est, nous ne dirons pas largement, mais longuement ( 15 ) conçu. Sur les marches d'un escalier tournant un vieux moine cl un chien, tous deti.V de Iront, viennent recevoir le saint, chacun à sa manière : l'un s'incline en offrant la croix, l'autre tend modestement la patte; touchante conformité* de sentiments. S'-lîavon en est si joyeux qu'il laisse pleurer sa femme au pied de l'escalier et pique une tête \ ers ceux qui doivent faire son salut. 150. ». Jacqueline, élude de chienne braque. — M. Chazal a eu le tort énorme de la mettre à l'huile, c'est à l'eau qu'il aurail du la mettre. 264. d. Suspension aérienne; méthode Robert Houdin appliquée aux insectes à queues. La scène se passe en Prusse s'il faut en croire le ciel. 'i'.). h. Ce monsieur est exaspéré de ne pouvoir détacher sa tété qui s'obstine à rester collée aux nuages. Le chien, qui rit dans ses poils, du malheur de son maître, est d'une ressemblance désopilante. Il règne dans cette œuvre un ton général d'encre de Chine qui rappelle vaguement la manière de Rembrandt. 319. k. Christ livré aux Anglais. 422. r. Madame Clair-Orbe remplace par des l'Oses ce que la nature lui a enlevé. Ooel regard ! oh ! madame, à votre âge! 1087. b. Arbalétriers dînant dans une tache jaune. Tout est massil dans ce tableau, le roi est caché derrière. ( » ) 1039. E. Pas de dciiv exécuté par les demoiselles Mignard. Le déguisement de paysanne dont elles sont revêtues est des plus exact. 340. Partie d'échecs dans l'arrière-bou tique d'un costumier. Pour être plus à l'aise, les personnages s'affublent des oripeaux du magasin. 950. r. L'auteur représente Cervantes dans un moment où, suffoqué faute d'air, il est obligé de s'arrêter dans sa lecture. L'air de mauvaise humeur de plusieurs personnages du fond doit être attribué à la même cause. 15. i. Le Monsieur du numéro treize montre son crayon au publie pour prouver qu'il fait le portrait. Il prend un air menaçant, trop menaçant et surtoutjjbcaucoup trop sombre. 133. k . Choux brocolis et asperges montées en graines saupoudrés de hannetons. 011. F. Le drapeau national du Mexique : Vert, rouge et blanc. 227. «:. A cause de la consternation régnant à Bruxelles lors de la prise de Bois-lc- Duc par le stadthouder Frédéric-Henri, l'infante Isabelle se décide à envoyer ses bijoux au lombard, seulement elle demande à ne pas partager la consternation générale et à pouvoir rire à son aise. C'est qu'elle était riche, est-ce clair? On accède à sa demande et on lui remet immédiatement un brevet d'invention pour son procédé. 974. «. Personnages en couques de Dinant, priant pour des enfants de carton indisposés. Tous les regards sont attirés par un magnifique rayon de soleil en imitation de ( » ) mousseline des Indes. Celte scène se joue devant un paravent chinois de la plus belle venue. •Stîl. a. La physique fait chaque jour des progrès. La lumière, dit. M. Schoofs, en ne passant pas à travers des arbres verts, produit une des couleurs du prisme, savoir le violet. Ce violet suffisamment étendu sur fond jaune forme des ombres variées et agréables à l'œil. ">'><>. \. l ue femme à figure équivoque, outre une charge de cotercls, emporte nu pas de course deux enfants d'assez main aise mine. La scène se passe le long d'une chemi- minée solidement maçonnée et ancrée. Eveillée par le bruit, une vieille chouette passe le bec bors de son domicile et cric à la garde. L'auteur a évidemment voulu rappeler une naïve tradition populaire fort connue des jeunes Bruxellois âgés de 5 à y ans. Parlez-leur de Bloed Carouch. Cependant il intitule son œuvre : la Nuit, déesse des ténèbres. On ne voudra jamais croire que la nuit soit la déesse des ténèbres. 805. v. Philémon et Baucis, s'exerçant à lire dans l'obscurité le jour des Innocents. — Philémon a mis les vêtements de sa compagne et vicc-versa. L'air martial de Baucis indiqué suffisamment cet échange de costumes. Parccqu'on n'est que deux, ce n'est pas une raison pour ne pas se permettre de temps en temps une petite farce, surtout quand il fait si noir, si noir, si noir ! 1f>0. u. Pièce montée, en biscuit de Rlieims.—C'est doré et cuit à point, cet article sort de la cuisine de M. Adrien Dauzats. ( M ) 787. ci. Portraits des auteurs de ta revue. Le sujet de ce tableau est charmant. On admire les physionomies intelligentes croquées sur cette toile. 175. ci. Cascade excessivement pressée d'arriver au rendez-vous. Empressement qui fait rougir le pudibond sapin du premier plan. 728. ci. Attelage des environs de Chevreuse. L'entente la plus cordiale ne cesse de régner entre le ciel et la terre. Le libre échange des reflets en est la preuve la plus convaincante. [Extraitdu Moniteur, discours d'ouverture des Chambres.) 51). H. Voilà In chose : « Cruauté — Ironie « Compassion — Ferveur, 4 Une rixe s'est engagée entre deux garçons brasseurs se disputant un parapluie. L'un des deux, quoique manchot, se détend avec vaillantise. Le père Vautour, et une jeune béguine, supplient, de loin, les combattants de cesser la lutte. Intervenir personnellement, cela neutre pas dans leur cadre. t»32k h. Le Christ, décapité par M. Jolin. OEuvrc remarquable où le morbidezza n'a pas été négligé. On ne peut plus faire de tètes de Christ sans tomber dans le vulgaire ou dans l'imitation. M. Jolin esquive admirablement cette difficulté. 791. h. M c Robbe plaide énergiquement la cause du bétail national ; il en fait voir les ( 17 ) beautés nombreuses et variées. Il s'est dit judicieusement que plus on est de bûtes plus mi rit. Il y a toujours foule devant le tableau de M" Robbe. Les miroirs à alouettes disposés sur le devant du tableau sont de la manufacture de Sainte-Marie d'Oignies. 796. ii. Voilà une nuit qui ne manque pas de jour. Il est vrai qu'elle s'en va, puisqu'elle tourne le dos au public. Peut-être l'aurore, descs doigts de rose,n-t-elledéjà fait toc, toc, toc, sur les portes de l'Orient. Regardez longtemps le tableau, il offre un intérêt croissant. — 405. .i. L'énergie d'une mère. — La manière dont cette mère empoigne ses enfants est pleine d'énergie, en effet. Celte énergie n"cst pas purement morale; l'héroïne de M'' (icirnaert est une femme forte, ailleurs que devant le Seigneur. 5:24. h. La manie des tables tournantes. — Dans ce tableau, on aperçoit la femme d'un jardinier qui, ne s'étant pas donné le temps de se vêtir, fait tourner un pot, contenant des fleurs artificielles fanées. Le sommeil vient la surprendre dans cette pose gracieuse. Sans doute elle dort depuis longtemps, car elle est soudée à l'ustensile qui lui sert de support. — 463. h. La tentation de Saint-Antoine en bas âge.—Il a soif, mais il se roidit (sur une table) contre ses désirs. Papa Satan le magnétise par la force du regard, mais le petit Antoine se préparc, par une résistance opiniâtre, à des combats beaucoup plus chauds. 440s. h. M. Courbet au jardin des Oliviers. 2 ( 18 ) 902. h. Je vous dis que c'est Judilli. —Eh non, c'est Dalila. — Mais puisque c'est Scmi- rnmis. — Je vous nssure que c'est OJéopâlre. Voyons le Ipweti — Tiens, (t'est Dolmen ' le singulier clou. Enfin, par esprit de corps, M"- Slecnlet a peint un corps île femme, peu importe l'esprit de sa composition.,.. 604. it. Les épaves. — Triomphe de la perspective et de la ligne sur toute la ligne. Le tableau est argenté par le procédé Huol/. Nous croyons que l'artiste ne parviendra pas à faire de for de son tableau. Le public a besoin de s'habituer à cette louche métallique. Un bon bourgeois disait à sa femme, devant cette eau pailletée, : 11 faut convenir que l'argent est tout aujourd'hui, autrefois, etc.. •H05. M. Zimmcrman, — Paysage grec animé de femmes centaures surprises par des lions. — Cette magnifique' page nous semble résumer pleinement toutes les qualités de la jeune école allemande, qui brille surtout par la composition, le dessin', la couleur, la grandeur du style et la linesse du pinceau. Un (les giands principes de l'art, créât de ne pas multiplier les effets accessoires; M. Zimnieruian a judicieusement observé cette règle : Les femmes sans torts sont rares partout, aussi l'artiste n'en a-l-il mis que trois dans le fond de son tableau. Les lions se réduise»t à un épagneul un peu roli; celte manière de procéder, cl cette sobriété auront bien des détracteurs, nous n'en doutons pas ; mais que ceux-là veuillent bien se rappeler les cliels-d'irux ré des madrés du l(>.....et du I 7"" siècles auxquels nul ne songeait à faire de tels reproches. Paul Veroncse dans ses cènes et le Titien dans sa ( l'J ) présentation au lemple, rfont-ilâ pus mis tous les dettt , l'un le Chrfet et l'autre la Vierge au dernier plan? Le Poussin, dans ses tableaux mythologiques, abondait dans le même sens. On eherche encore, à l'heure qu'il est, Polyphème et Thisbé dans les tableaux qui portent ces noms. Nous croyons qu'il est inutile d'insister. M. Zimmerman, aux yeux des connaisseurs, doit être non pas justilié, mais glorifié d'avoir anime sa toile d'aussi peu et d'aussi petits personnages. Passons au paysage qui est d'une facture stupéfiante. Les rochers sontd'un flou et d'une souplesse admirables; les montagnes en lames de rasoir qui ferment l'horizon se détachent sans dureté sur un ciel d'une chaleur et d'une transparence désespérantes; les arbres, abandonnant les poncifs vieillis des formes imitées de la nature, sontd'un galbe choisi. — L'escalier de marbre serpentin rappelle celui des propylées d'Athènes; son profil a toute la pureté de l'Antique. — Pour prouver la souplesse de son talent et pour varier les plaisirs du public, l'artiste peint au premier plan un tableau de nature morte. Sur une table de cuisine se trouvent deux grappes de raisins et un encrier en fayence: au second plan une fourche. Cette tpite est éclairée d'une manière splendide; janiai; on n'a poussé plus loin la science de l'opposition des effets et du clair obscur. Cette toucheserrée et croustillant', cette couleur rutilante ont quelque chose de tellement superlatif que le spectateur, forcé' de baisser les yeux, ne peut juger qu'imparfaitement le tableau, cl prend bientôt le parti de s'adresser à des œuvres moins transcendantes et qui exigent moins de lunettes bleues. ( m ) M), h. Ce livret est insupportable^ il nous parle de Torquato Tnsso, la veille de son eournnncmcni au capitale et M. Bellemans nous jure qu'il ;i voulu faire le comte d'Edmond dans su prison, près de s'éveiller dans un effet de lumière, le matin de son exécution. Du reste, nous soupçonnons le livret d'avoir déguisé celte année pas mal de comtes d'Egmont, comme il a cel les négligé d'attribuer à M. Courbet énormément de tableaux qui sont bien de lui. 704. ii. Tous les goûts sont dans la nature. Erigone aime à être piétinée par l'amour, surtout lorsqu'elle a quelque peu sacrifié à lia ceints. En voyant le peu d'abus de draperies, plusieurs daines nous ont demandé la récette employée par Erigone pour ne pas être brûlée du soleil. Ce à quoi nous avons naïvement répondu : Bon teint peut tout affronter. 1636. i. Traduction de Shakespeare par M. Verbceckhoven. Hamlel. Sommes nous donc au cimetière ? Dion! qu'il fait propre! Eh! cui, je vois là-bas une croix à I Jeannette.......et voici un crâne fraîchement bouilli ; c"cst relui de Yorick ; dans son temps il avait des moustaches aussi bien frisées que nous. Iloratio, dis-moi, serai-je ainsi un jour? JJnratiu. Oui, monseigneur. Hamlel Rustre! il est inutile pour cela de me passer ton bras à travers le corps ; cela est disgracieux et fait mal. Mais ce crâne est bien lourd pour mon faible bras; jetons-le, et viens-l'en, Iloratio; nous irons flâner le poing sur la hanche. ô5. ■• 56 k. La position délicate où les cosaques se trouvent vis-ù-visile Partnét l'ran- ciùse les empéoUe de rendre compte des deux toiles de M. Bellangé. .Nous pouvons dire cependant que nous ne les croyons pus destinée* h se faire pendants. 948. i. Ce tableau mirait dû être intitulé : Le Secret. L'expression des figurésésl saisissante. La Vierge comme attéréè sous le poids de ce qu'elle vient d'apprendre , a Pair de dire : Vous badinez ! ! (î-i-7. i. la démence de Charles VI j lisez : h •père Packard rentrant chez lui après une nuit c Neuve fassent le voyage pour le voir. Semblable an Christ, qu'il enserre, il est l'Alpha et l'QmegaT-r de l'encadrement.— On n'en avait jamais l'ail, on n'en fera pins Comme celui-là...... 468. i. Quand vous verre/, des jeunes filles avec des pailles dans le nez, vous pouvez être sur qu'elles sonl orphelines. Ce tableau forme un V des plus gracieux. Le teint de ces daines étant très-fragile, on a jugé utile d'étendre une gaze sur le tableau. ( M ) 979. i. Richesse et abondance. - Coite famille plie littéralement sous le poids de la richesse du cadre, et sons l'abondance du satin elle prouve surabondamment que si l'homme heureux porte haut la léte, la richesse ne l'ail pas le bonheur. Souvent vêtement de soie fût bien lourd à porter. I3S. i. Après son arrestation Anne de Boulen devint aussi folle que Jeanne (la Folle), et pour se distraire à la Tour, mit des cornets d'étoffe en équilibre. M. Cibot prétend qu'il y avait un bras dedans, mais nous nions ce fait attentatoire à l'adresse de la malheureuse reine. Son désespoir lui donna la jaunisse. 137. i. Part à deux. Le café pour la mère, le lait pour l'enfant. 38G bis, i. Le Tasse.... iturne, se consolant avec ses pieds de l'absence de ses cuisses. l.H'i. j. Cette cuisinière est un cuisinier qui confectionne la bouillie à l'aide d'un manche à balai. Des moine-, sonl assis le long du mur pourvoir ce curieux spectacle. Le livret a soin de nous apprendre que la scène se passe à Tivoli. Jusqu'à présent on n'indiquait les lieux que pour les paysages, à l'avenir on nous apprendra où sont situés les intérieurs de cuisine. C'est une heureuse innovation. M. de Curzon est large dans son faire, il procède tout à la lois de Zurbaran cl de Philippe de Champagne. 573. j. S'il faut en croire M. Lamorinière, le chemin du ciel (la voie, est étroite) est situé dans la forêt de Fontainebleau. On a bien raison de dire (pie le nombre des élus est restreint, on n'aperçoit pas un chat sur cette route désolée. ( 23 ) 391 è j. Un Phénomène. — Le sanglier revêtu des plumes du perdreau. Vous croyez que c'est une fable? Pas du tout ; c'est l'affreuse réalité. Ce tableau est plein de calme. Si loups, ni sangliers ne prennent la chose au sérieux. La scène se passe à l'hippodrome. 924. j. M 1 " 0 Plcyel donnant une leçon de pian». — Vue prise sur le conservatoire pendant les cours. Ce tableau ne manque pas de touches. 408. j. Les trois grâces à six, où les trois grasses assises, ad libitum. Race de Durham. Largement peint, encore plus largement dessiné. Ah ! mon petit homme, que vous faîtes donc bien les petites femmes. 879. J. Jeanne, la folle de son mari, introduit le procédé Gannal dans les Pays-Bas. Une députation du musée, étant venue humblement demander le corps de Philippe, pour le cabinet d'histoire naturelle, le ltoi vent partir pour sa nouvelle destination. De là, la lutte acharnée que M. Slingeneyer nous représente dans un fauteuil à la Voltaire. Jeanne, victorieuse, joue un air de contrebasse sur le corps de son mari. I!i4 .1. Coulons des jours heureux en ce domaine, se dit le nouveau seigneur, lllane sur blanc fait blanc; le tout représente de charmantes tètes d'un centimètre d'épaisseur où la poudre est un vrai luxe, car la couleur suffisait, Innocence et candeur. — Ciel, terre, mur, carrosse, chevaux, hommes, femmes, enfants et chiens, tout est voué à la Vierge. 99. j. L'ange gardien. — Nous donnerons un démenti formel à tous ceux qui viendront encore nous corner aux oreilles que la femme est un être faible, et pour preuve de ce ( 24 ) que nous avnnçonson n'a qu'à jeter les yeux sur cette toile. Quelle vigueur, quels coups dé brosse, quels frottis de n'importe quoi. Voilà ce que nous appelons de la peinture solide et à 1 épreuve du temps et de la lime. Tout dans ce tableau est solidement construit. Les chairs ont la dureté du chêne et les bras de l'ange sont en acier poli. 885. 884. j. M. Eug. Smits nous a envoyé un tableau qui en fait deux, ou deux tableaux qui n'en font qu'un; c'est la reproduction d'une scène du théâtre des Funambules: Polichinelle vampire faisant une visite à Golombine. L'airsatanique de Polichinelle est des plus heureux. Golombine sur le point de se travestir en hussard tient en main un collier que Polichinelle vient de lui offrir à travers la muraille ; et on appelle cela le présent de Faust. 380. o. Dynamomètre. Tête de brigand cornu ayant longtemps servi à Paris aux Champs-Elysées. — Cette tète a été considérablement aplatie par les nombreux coups de poing que lui ont appliqués les bons parisiens désireux de mesurer leur force. 58. m. Vue prise dans le royaume de Naples, par M. Bellel. Non content d'y faire croître îles melons, le soleil y fait encore pousser des parasols. Heureux pays! (Avis aux marchands de parapluies.) 439. J. L'humilité chrétienne consiste à s'effacer le plus possible. S to Françoise l'a tellement bien compris, que c'est à peine si elle montre au public une silhouette douteuse sur un fond noir d'ivoire. Félicitons M. Goyct d'avoir si bien interprété les désirs île celte grande sainte. ( 25 ) 845. k . Cheval monté sur les jambes d'un âne cagneux et atteint de varices. 355. k. Les rides ne l'ont pas le bonheur. J. Dyekinans entreprend rides pour hommes et pour femmes, et généralement tout ce qui peut contribuer à donner à la physionomie humaine l'aspect d'une vieille court-pendue ; le tout aux prix les plus élevés. Pour les commissions s'adresser chez M. Menu, détaillant, aux glacis. <)57. k . Ce tableau d'une véritable majesté de pinceau, représente un charpentier du bon vieux temps, arrivant à pas de loup, de derrière une roche, et surprenant ses ouvriers faisant la sieste. Étonné de les trouver dormant au milieu de la nuit, il lève son bras armé d'une trique, pour les frapper; mais un autre sentiment, l'étonnement, vient prendre place dans son aine. 11 ne peut s'expliquer comment ces hommes ont pu s'endormir et dorment encore, la flamme, pour ainsi dire, dans les yeux. La présence de ce feu l'inquiète et le préoccupe; la chaleur de la température et le costume des hommes éloigne toute idée de chauffage, le sommeil ne demande pas à être éclairé. Quel est donc ce mystère? Ces hommes n'auraient-ils pas été instigués, et ne serait-ce pas M. Thomas qui aurait fait allumer le l'eu pour ses besoins particuliers. 808. k.. Le prix de propreté, d'ordre et de maintien revient de plein droit à M. Rof- iiaen. Son village de Mevringen est bien tenu; ce tableau est parfaitement balayé. Espérons que les conseils communaux des faubourgs profiteront de la leçon indirecte qu'on leur donne ( M ) 423. k. Les bonnes actions doivent toujours rester cachées; n'est pourquoi le bon Samaritain de M. Gigoux ne laisse passer que le bout du nez à travers le vert feuillage. 891). k. Ramoneurs comptant le gain de la journée, par M. Starck, Jules. Tableau en deux couplets, sur l'air : Ramonez-ci, ramqhez-là : 1" Couplet. 2' Couplet: PREMIER KamoNEIR : Deuxième Ramoneur : Lorsque Monsieur Starck dépense; Pour nous peindre, quelques sous, [I faut avoir peu dccnaiice Pour être faits comme nous : En ramoneurs habillez-vous. Nous dit-il avec suffisance. Si mon tableau l'ail de l'effet Je vous garnirai le gousset. Chacun devant nous s'arrête El sourit d'un air malin. L'un s'écrie : Ah! quel air Mie! L'autre : Dieu, qu'il est vilain ! Et de mes pieds, et de ma téle. Dois-jc du malin jusqu'au soir Dans cet étal me laisser voirï Les deux ramoneurs ensemble. Ensemble. Hélas! est-il assez garni Pour rester exposés ici Dam le triste état que veiri. Pour le peu d'argent que voici, Monsieur Starck, c'est trop de souci, Vite décrochez-nous d'ici... ( 27 ) 108 i. i,. Ce tableau représente : Le comte d'Egalant écoutant avec sang-froid la lecture de son arrêt de mort, dans une des salles de la Maison du Roi à Bruxelles (Belgique). Effet de lumière à travers des barreaux; On ne saurait trop s'inspirer du Héros de M. Gallait. 718. ti. Vue des fours à briques couvrant les hauteurs d*Ixelles, par M. Papeleu. 8!)7. L. La dame à l'anneau d'or; épisode de la destruction d'Herculanum. — Cette dame nous a tenus bien longtemps en méditation ; nous ne comprenions pas l'office du moutard; un ami officieux nous a expliqué qu'il servait de peigne. Espérons qu'il a toutes ses dents. La femme n'est-elle pas un peu bien longue. Au premier abord nous croyons voir à Herculanum, Hercule en femme. En regardant attentivement de côté l'épaule de cette dame, on croit voir une seconde fois ce qu'on a déjà vu plus bas, 896. i.. M. Stallaert est grand admirateur de la régularité et il le prouve bien. Tous ses personnages sont placés en rang d'oignons. Si le pauvre T'Scrclaes n'était pas là gisant pour faire diversion, on croirait voir un peloton attendant ses armes pour faire l'exercice sous le commandement de la duchesse Jeanne. (ilô. i,. La famille du joueur; déchet. —Dans ce tableau tout respire la désolation. La passion avec laquelle cet homme joue aux échecs prouve surabondamment le danger ( 28 ) des jeux de hasard. Quand on joue seul on gagiie toujours, on se fait des illusions qui s'évanouissent devant un adversaire, et un beau j.....•, on réduit sa famille à la misère, et sa vieille mère à laisser pousser sa barbe de désespoir. 150. l. Cet homme s'insurge eontre une crampe violente qui vient de le prendre au bras. Qu'on appelle le docteur Servais ! 466. fc. Jeunes Albinos prenant leurs ébats sur des terrains albinos. Voués au blanc depuis leur enfance, les enfants et les terrains ont un air de candeur et d'innocence qui repose l'esprit. •"<>!>. t.. Cette Vierge des affligés l'est beaucoup de devoir quitter son cadre, mais son fauteuil Péri expulse. La reine et le prince furent très-aflligés de la recevoir sur la tète, d'autant plus qu'ils étaient dans une position malaisée, cl le public est affligé d'un torticolis pour avoir regardé cet effet de riche manteau. 134. ii. Projet de fontaine publique destinée à un phalanstère. Les «Mérités de l'endroit admirent la réduction de cette œuvre et décident qu'elle sera édiliée le même jour que la colonne du Congrès à Bruxelles en Hrabant. ( 29 ) 1008. Grande pancarte en commémoration de la mort do Lamelle. Ce tableau est peint à la truelle, l^es sept coups de poignard dont est crevé le corps du bourgmestre, sont d'une vérité saisissante et d'un j'er assez large : néanmoins nous trouvons que l'artiste l'ait peu de progrès; il suit la vieille voie. Pour l'explication de ce tableau nous croyons utile de mettre sous les yeux du lecteur une complainte du temps, relatant l'événement. COMPLAINTE SUR LA MOIVT DE SÉBASTIEN LARUELLE, BOURGMESTRE DE LlÉGÉ, (10 AVRIL 1037.) Vous qui passez, plaignez le triste sort D'un magistral appelé Lamelle, Qui fui un jour lâchement mis a mort Tout en donnant la preuve de son zèle. Prêtez-moi votre attention, C'est une histoire lamentable, El songez que l'ambition Rend souvent l'homme bien coupable Vous saurez donc que le comte René Aux Pays-Ras dirigeant la finance, Menait le train le plus désordonné : A son profit il faisait sauter Tante. Prêtez-moi, clc. Le roi Philippe un beau jour s'aperçut Que ses écus liaient par fortes doses : Sans prévenir il se mil à l'affût lit dès l'abord trouva le pot aux roses. Prêtez-moi, etc. Itené s'enfuit... c'était le bon moment : Il vient bientôt chercher asile a Liège. A Lamelle il mentit tellement Que celui-ci le crut blanc comme neige. Prêtez-moi, etc. 50 ) On le traita comme un ancien ami, Kl lui pourtant n'en fut pas plus sincère. Ne pouvant faire une chose a demi. Il résolut un vrai trait de vipère. Prêtez-moi, etc. Dans un banquet qui se passa chez lui, Il invita ce pauvre Lamelle... Tous ses amis s'y rendirent ;iilasî : Vous le voyez, la partie était belle. Prètez-moi, etc. lïené l'infâme, a ce festin charmant Aux invités ne lit point faire maigre Il les prenait tous par le sentiment, Le miel souvent vaut mieux que le vinaigre. Mais tout à coup la porte avec fracas D'affreux soldats vomît la troupe infante. Sur Lamelle on frappe à tour de bras... En digérant* hélas! 11 rendit l ame. Prêtez moi, etc. Ce grand tableau représente l'instant Où Lamelle a reçu ses blessures : Sur ses amis il ouvre un ceil mourant, Et l'un d'entre eux lui tire ses chaussures. Prctcz-moi, etc. I)c tous côtés vous voyez ses parents, Pâles, défaits et frappés d'épouvante; Tous devant lui restent les bras pendants, El là, plus loin, sanglolte sa servante. Prêtez-moi, etc. Prêtez-moi, «te. C'en est assez : l'histoire doit finir En même temps que le héros du drame. Veuilles de lui garder h\ souvenir, Soyez heureux, et prie* pour son unie Prêtez-moi votre attention, C'est une histoire lamentable, Et songez que l'ambition llcud souvenl l'homme bien coupable. ( M ) 751. t.. L'invention du mal de Combine. — Deux jeune* gamins .5. tt. L'cflct. de lune sur l'océan, de M. Plevsier, est tellement vigoureux qu'il coupe net la toile en deux. 47. m. Farceur de ISillardel, va! vous êtes un joyeux représentant «le la vieille. gflUi gauloise. Vous ne faites pas li du ralembourg, même en peinture. Votre résignation chrétienne en est la preuvej c'est une nicre, (frise de douleui', en \o\ant son enlanf blanc passer au bleu. Vive l'esprit! ( 32 ) 729. m. Ceci vous représente une femme d'une blancheur éblouissante; mais dégoûtée de sa propreté, elle se dispose à prendre un bain d'encre pour varier ses plaisirs. 4SI. m. Quadrille chicard, cavalier seul. — Un célèbre habitue de la Maison blanche exécute le pas du croyant, aux grands applaudissements de la galerie. Et après avoir danse une tulipe très-orageuse, ils allèrent manger une carbohade aux Trois Mousquetaires. <ï!i!). m. M. Mathieu veut nous faire croire que sa Madone est la mère de l'enfant Jésus. C'est un prétexte pour nous montrer deux charmants enfants bien propres, peints sur porcelaine, dont l'un fait des agaceries à l'autre. Avec une vierge comme celle-là, on ne comprend que la première partie du mystère de l'Immaculée Conception. 8!M . m. Misère et Opulence. Sur une estrade sont des saltimbanques qui se distinguent par uneopulence de couleurs qui contraste avec la misèrede teinte du bas de l'escalier, où sont Une femme grise (de ton, car clic est pauvre) cl un chien bleu, que la faim force à se terminer en sang-sue. L'allégorie est transparente, et la toile aussi. îj92. h. Portrait d'un Marchand de peaux de lapins retiré. Malgré la clémence de la température, ce vieillard a voulu faire montre de ses fourrures. De peur qu'on ne les lui dérobe pendant qu'il pose, il tient en mains ses lunettes, son mouchoir, et, magnifiquement relié en veau , le célèbre livre : l'Art d'élever les lapins el de s'en faire dix mille livres de renies, ouvrage immortel qui a eu seize (Mitions, l'n autre ouvrage du ( 33 ) même auteur, VArl de faire la covr aux femmes, a été moins heureux; il n'a eu qu'une seule édition qui ne s'est pas vendue. Est-ec que les hommes aimeraient mieux les lapins que les femmes?... Espérons que l'Invasion au Salon aura le sort du premier des deux ouvrages. 181. i«. Quand les bœufs vont deux à deux et qu'As escaladent une montagne de carton, ils s'ineruslent dans le papier mâché, de façon à faire croire qu'ils sont couchés dedans, du moins, s'il faut en croire M. Xavier de Cock. Souvenirs de Fontainebleau, dit le livret; c'est souvenir de iVuremberg qu'il faut lire. 520. m. On connaissait les horizons rouges, oranges, jaunes, etc. M. Dujardin est l'inventeur de l'horizon tulipe. Une plate-bande de tulipes traverse le tableau dans toute sa longueur. Cela fait de la peine h la Sainte-Vierge cl à sa suivante qui se tournent vers le public comme pour dire : Ah que c'est laid! Le public opine pleinement dans leur sens, mais ne quitte pas le tableau sans féliciter ces dames sur la longueur et la solidité des étoffes qui les couvrent. 040. m. Ah! que je m'ennuie donc au Salon, que je m'ennuie donc! ([{('flexion de S l °-Thérèse). 4 56. nr. Deux bœufs accablés de chaleur, implorent le ciel afin défaire cesser cet état de choses. Animée du même sentiment, la charrette à foins se prépare à faire bascule de la façon la plus gracieuse. — Depuis quelques années M. Coumont abuse des Abruzzes, aussi ne parlerons-nous pas de son second tableau. ( 34 ) !)7l\ a. Modestie à part, M. Vanacrschot est bien modeste de trouver son buste si modeste. Si la Modestie fait la moue, le sourire de l'effronterie doit être bien agréable. 441. 442. ». Deux tableaux qui se suivent et se ressemblent. Nous aimons une teiule de philosophie en toutes eboses; M. Goyet est un philosophe farceur; ses deux tableaux ont cela de remarquable qu'on ne peut pas les regarder sans rire. Jamais Boileau n'a prévu pareille interprétation. 81. i». Intérieur de la cave d"un pâtissier; gelée de groseilles pendant la cuisson. 366. 777. a. Ces dames désirent garder l'anonyme. (idi». n. Canal de Slykens. .Nous engageons vivement MM. les commissaires-voyers à profiter de la leçon indirecte que leur donne M. Lchon; le canal est beaucoup mieux pavé que la route. 650. c. L'enlèvement enlevé à Eugène Delacroix. 248. i.. L'orage à l'aspect de la bruyère, ou la bruyère à l'aspect de l'orage. Qu'est-ce que cela veut dire ? a* ) '2~)-2. v. Don Quichotte, dans un escalier qui passe pour un escalier du Louvre. ■iliO. q. Indécision. —Tombera-t-elle pile ou face, cette italienne? 162. L. Ah! qu'il esl donc bien frisé ce mousquetaire en papier lustré. ~>;iO. k. ( ne mère bien aveugle puisqu'elle refuse de Voir de bon œil un amoureux de huit pieds à sa lille qui n'en a que trois. 1074. f. Lanternes vénitiennes et un petit mouton de bois. Ce tableau est tellement lumineux, qu'on l'a placé au plafond pour éclairer la salle. 1044. m. Intérieur d'un grenier. — La scène se passe sur une poutre. On aperçoit une grande chasse aux rats, poursuivis par les croisées. 208. K. Belle composition, mouvement, perspective; toutes ces qualités se trouvent réunies dans cette vaste toile, modestement intitulée : le Bouvreuil. Nous espérons (pie cet attachant épisode ira orner un de nos inusées. ,S22. c. Very Nice, M. Uothwell, too niée indecd. — Le même peintre a fait un portrait de Lady de H. W.et il affirme qiie c'est une étude d'après nature ; le fait valait la peine d'être mentionné. ( H ) 192. i». Est-il coquet ! niais est-il donc coquet ce M. De Fontenay ! il y manque les talon* rouges, mais pour sûr, il a donné un œil de poudre à sa montagne du Tillis, ce que voyant, le soleil se couché. 1004. k. Portraitd'homme enrobe demagistrat, par Van Laethem. Ce tableaH est destiné à servir d'enseigne à une maison très-achalandée de cette ville. Sous le portrait, qui nous semble, du reste, assez ressemblant, on inscrira ces mots : Au bon magistrat. Plaide pour civil et militaire. Prix modérés. 10i)o. k . Après un hivernage dans la nouvelle Zemble, Heemskerk et ses compagnons revinrent au pays à travers mille dangers. Actuellement ils sont représentés naviguant sur un océan de monstrueux tessons de bouteilles, mais la crainte de se couper ne les empêche pas de jouer à cache-cache dans leur barque et de se livrer à toutes sortes de tours en regardant le soleil sortir d'une vieux goulot. 058. x. Portrait de la portière de M. Thurwangcr pour l'acquit d'un terme de loyer. 880. d. Nicolas Zannckin pour connaître les dispositions du camp de Philippe-le-Bel à Casscl, se déguise en marchand de crevettes, et pour mieux garder l'incognito, prend une pose de fier à bras et un air des plus rébarbatifs. ( 37 ) 891. m. Faisant un compas de son ponce et de son index, un vieillard mesure le brus d'un monsieur tout de noir habillé; cette scène navrante fait verser d'abondantes larmes à quelques âmes compatissantes qui se trouvent par derrière. 792. m. Un goutteux à l'exposition. — Allons levons-nous, j'en ai assezI f>00. É. Frères et sœurs, dit le livret, et ils ne sont que deux ! l,o breton prit sa mi-ut entre ses bras, et jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrai! plu» ;aux ombres chi- noiscs) et sur ce, il donna un coup de poing dans le ciel. 258. o. 259. j. 260. p. 201. M. David de Noter, le peintre de la marmite et du pot au feu, a l'honneur d'annoncer à sa nombreuse clientèle, qu'il vient d étendre considérablement son, commerce, A l'avenir on trouvera chez lui une collection complète de bœufsécorchés, plus petits et plus pâles que nature, lièvres, plats, poissons, casseroles, et généralement tout ce qui concerne la cuisine et le garde-manger. 11 continuera, comme par le passé, à dessiner admirablement ses personnages. Qu'on se le dise. 509i i. Acte d'humilité de Saint Bortaventure, ( w ) De bonne heure sa mère, le voua à Dieu. A eanse de sa jeunesse, il entre dans l'ordre des frères Mineurs. Un député de l'époque disait que le péché d'Adam, pour faire le leur du monde, n'avail pas besoin de passer par chez lui. Il fui nommé porion en I2;if». Depuis il ne cessa tic relaver des assiettes; mais par une grâce spéciale de In Providence, il conserva toujours sa dignité et des mains blanches. Au moment où nous traçons ces lignes, il reçoit le chapeau ; bonne aventure qui lui permet de résilier ses fonctions. En signe de réjouissance il joue un air de Matlauphone devant un roi mage que feu Itiibcns a bien voulu prêter pour la circonstance. 1084. i». Le desespoir triple les forces; demandez plutôt à M. Weiser. La jeune Madeleine-Hercule, dans un paroxisme de n'importe quoi, essaie de renverser la croix. Mais ses efforts sont vains, M. Thomas a pris toutes les mesures pour que la croix ne manque pas de solidité, il n'a pas regardé à la dépense. (Voir le n° 937.) 057. o. Dans un cabinet particulier Roland de Lassus chante les psaumes de la pénitence devapl Charles IX. En entendant ces chants lamentables, le roi Charles IX maigrit à vue d'oeil. 1104. o. Tableau fantastique. Deux chauves-souris volant vers leur tannière. Le publie. Que font la haut ces deux chauves-souris patibulaires? Les Cosaques. Nous ne savons ni ce qu'elles font ni ce qu'elles trament . Le publie. Elles sont bien mal entortillées dans tout cr gâchis. Les Cosaques. Passons, passons vile. 785. o. A la première vue, ou croit que c'est un portrait, un peu blanc, très-noir', et ( w ) trop roux; maisà la seconde vue, on s'aperçoit, heureusement pour le peintre, qiie ce h'est qu'une réclame et que le portrait n'est qu'un échantillon de dentelles. (Prendre l'adresse an bureau des cosaques.) 280. o. Figure de géométrie. De l'influence du dessin linéaire dans la peinture à l'huile, dédié aux élèves des écoles gardiennes. 432. o. Un cuirassier de la vieille garde'amuse l'enfant pendant que la payse est allée préparer le bouillon de l'amitié. Cet homme a mis un faux front pour n'être pas reconnu s'il venait .à être surpris; vieux renard et prudence, cela ne fait qu'un; cependant, si papa Céladon ne retrouve pas sa contre-épaulette, il pourra lui en cuire. ;>2. o. Retour d'un croisé ...... après un bon dîner. Le peintre a choisi le moment où, retiré dans le silence du cabinet , le croise médite par quelle voie aura lieu l'é\ acualion des principautés danubiennes. Il a parfaitement rendu l'irrésolution de'cette question dans l'expression de la figure du personnage cl dans la pose, qui est pleine d'abandon. ». Terre de h'iininwr surabonda ta ment fumée : effet de pipe culottée. 658. o. Femme bicéphale lésant un pélérinage pour perdre la tète qui la gène dans le dos. Elle se jette à des pieds de terre cuite qui n'ont pas l'air tendre. Une neuvaine à saint Mathieu pourrait seule guérir cette malheureuse. 101. p. Portrait par M"" Hovie. Comme sujet, c'est un des plus beaux porlrails de l'e\- ( 40 ) position. L'exécution de son côté est loin de laissera désirer. La tète, penchée sous le poids des idées, semble vouloir tomber du cadre; l'expression de la physionomie est des plus heureuses, un très-bon caractère lui est imprimé, tout décèle l'observateur. 590. i». La Herse. — Effet de chocolat à l'arrière plan. 1027 P. M. Vnn Schendcl établit clairement que la lumière de l'huile est beaucoup plus rouge que celle de la lune. Voilà bien des années qu'il donne la preuve de cette vérité. La lumière doit être entrée à présent dans l'esprit de tout le monde. Les titres des tableaux deM. Van Schcndel sont des plus variés. Tantôt, c'est un marché de Rotterdam, tantôt un marché d'Amsterdam, ou de quelqu'autrc ville hollandaise; il ne se permettrait pas de l'aire deux fois le même. 11 n'y a que la lumière, les fruits, les pavés, les paniers et généralement tous les accessoires qui soient immuables. La chose reste, mais le litre varie : c'est ingénieux. 1019. p. M. Vanoudenhoven a le parc de Versailles photographié dans la mémoire. II est à regretter qu'il se soit cru obligé aussi de le photographier sur la toile. Le procédé est neuf, mais laid. 589. p. Transfiguration, lisez déliguration. —Le Christ sur deux tables couvertes de lapis verts, danse dans la corde; saint Pierre et saint Roch là font tourner; si on ne la voit pas, c'est à cause du mouvement de rotation précipité; l'homme intelligent la ( 41 ) dc\ine. Si M. Leelercq a représenté le Christ en Albinos, c'est qu'il a judicieusement pensé qu'il noircira assez vite à Fontaine-l'Bvéque, pays de l'houille. Avec la nicillcurc volonté tin inonde on ne saurait trouver AI. Leclercq obscur, 218. t). Lutte de maigreur entre deux chiens et un lézard de muraille, à la porte d'un théâtre de marionnettes. 219. q. La première impression du nègre Kalichckop, en apercevant le portrait de son maître est un mouvement d'orgueil, pareeque sa tète à lui a le double de volume. Cependant la tête de coiffeur de Vclasqucz l'inspire et il forme le dessin de la peindre. Çel esclave acquit par la suite un remarquable talent, et dans ses vieux jours, il inventa la manière noire pour en léguer le secret à M. de la Cliarlerie. H09. n. Toile tout à fait remarquable, la poésie déborde dans celte œuvre grandiose.Les détails sont peints d'une couleur rompue. Le ton local est bien observé. La touche est grasse, le faire grenu, le morbidezza est des plus heureux; l'avant plan, se dessinant sur un frottis de bitume, est d'une verve de palette tout à fait coloriste. 1(151. ■,. Tripotée générale pour la conquête d'un panier de volailles. (Épisode de la famine de Gravelines, 1558.) M. Van Severdonck a saisi le moment où les affamés se précipitent les uns sur les autres au risque de tomber hors du cadre , pour arriver au plus vite à la soute aux volailles. Le chef a beau leur crier : Pas si vite, pas si fort......Quand il y en a ( 42 ) pour tin , il y en a pour dix. C'est comme s'il chantait : Ventre affamé n'a pas d'oreilles. La fermière, qui comptait sur la vente de ses volatiles pour s'aduler un jupon, écume de fureur ; dans sa rage elle empoigne le fruit de ses entrailles pour s'en servir comme d'une massue,afin de défendre sa propriété... En voyant cette toile, peinte avec une énergie si sauvage, le sang se glace dans les veines. Quant à nous, saisis d'horreur, nous détournons la tète et nous cherchons avidement des yeux une image plus riante. Quel spectre se dresse devant nous ? Le n" 296. ■>. Un malheureux moine,qui, en voyant passer sous ses fenêtres un couple amoureux, ressent pour la première fois les aiguillons de la chair, et s'écrie en faisant des contorsions extatiques : Une femme ou la mort! Tristes suites d'une vocation peu réfléchie ! Nous passons ; ciel ! le n° 900. o- Nous apparaît; il a pour titre: Dernière heure d'un prodigue. C'est un monsieur du 1" étage, se demandant s'il ne ferait pas mieux de hrùler la cervelle de l'insurgé du rez-de-chaussée. N'y tenant plus, l'âme à l'envers, nous fuyons à tours de jambes ce cabinet d'horreurs. Le n" 48fi. ti f A beau nous offrir une prise, nous n'eu usons pas. Nous c.....ons à perdre lia- ( 43 ) lcinc ; peut-être courrions-nous encore, si nous n'étions arrêtés par une phrase que semble nous adresser, à nous comme à tout le monde, une dame portant le n" 842. m. J'ai bien l'honneur de vous saluer, saligauds. Stupéfaits, anéantis, nous nous laissons choir sur un banc, et pendant dix minutes, nous faisons les réflexions les plus biscornues sur les vicissitudes des choses humaines cl sur les tableaux du salon. Nous aurions cru faire un vol à nos lecteurs, si nous ne leur en avions fait part. FIN.